Le président français a annoncé, il y a quelques jours, qu’il prendrait prochainement des initiatives avec le président de l’Autorité palestinienne pour débloquer le processus de paix au Proche-Orient. Comme il n’a pas donné de précisions à ce sujet, l’attente d’une agréable surprise a caressé l’imagination de tous ceux qui sont épris de paix et de justice. Réaction d’autant plus légitime que Nicolas Sarkozy est considéré comme un des rares chefs d’Etat occidentaux à avoir pris fait et cause pour l’établissement d’un Etat palestinien viable et indépendant, cohabitant avec Israël dans la paix et la coopération. Il l’avait d’ailleurs déclaré sur un ton ferme à l’issue d’une visite mémorable dans la région où il avait également évoqué le problème du Golan, véritable pomme de discorde entre la Syrie et Israël. Il avait fait montre alors d’une courageuse lucidité dans sa vision du conflit israélo-palestinien et israélo-arabe, s’inscrivant dans la grande tradition de la politique arabe de la France telle qu’elle avait été initiée par De Gaulle et poursuivie par Jacques Chirac.
Ce souci d’avancer sur le chemin de la paix, acceptons-en l’augure et accordons à la France le préjugé favorable. Mais il reste quand même un soupçon. Et si cela n’était que des paroles en l’air, justes bonnes pour la consommation à l’adresse du citoyen arabe? C’est que, un autre apôtre de la paix avait douché l’opinion publique de la région de la façon la plus traumatisante. Il s’agit de Barack Obama qui a fait entrevoir dans un discours prononcé au Caire, en juin dernier, les meilleures intentions à l’égard de la cause palestinienne. Des signaux très forts ont été perçus par le monde arabo-islamique. On y décelait une vision civilisationnelle à laquelle l’Amérique ne nous avait guère habitués, et surtout la prise de conscience de la centralité du conflit israélo-palestinien dans le destin du monde. La suite des événements devait montrer que ce n’était que du vent. Un sirocco très desséchant!
PETROFAC aura la charge de construire la raffinerie de la Skhira
Pour un investissement variant entre 500 millions et 1 milliard de dollars
Suite au «retrait» de la Qatar Petrolum du projet gigantesque se rapportant à la construction et l’exploitation de la raffinerie de la Skhira, c’est le groupe britannique d’ingénierie, de technologie et de réalisation des projets pétroliers, de gaz et de pétrochimie (PETROFAC)qui est a priori intéressé par le projet et relancera de ce fait les études pour un éventuel partenariat avec l’Etat tunisien pour la réalisation de la Raffinerie de la Skhira d’une capacité de production de 120.000 b/jour.
On apprend à cet effet que PETROFAC va actualiser l’étude réalisée en 2007 (date du lancement de l’appel d’offres international) afin de poursuivre ce projet d’envergure.
L’investissement pour ce projet colossal varie entre 500 millions et 1 milliard de dollars selon les études préliminaires.
130 MDT enveloppe d’investissements réalisés depuis 2005
Tout de même, faut-il le rappeler qu’outre le projet de Skhira, PETROFAC dispose dans son portefeuille de plusieurs autres projets d’infrastructures de gaz et de développement en perspective. Ainsi, il s’élancera dans une étude de projet relative à la formation professionnelle dans l’énergie et ce en coopération avec le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME, outre le projet d’exploitation du champ pétrolier et gazier Hasdrubal. Un projet qui sera finalisé à la fin de l’année en cours.
PETROFAC installé en Tunisie en 2005 a jusqu’ici réalisé trois projets pour un volume d’investissement de 130 MDT. Il s’agit de la construction du champ pétrolier de Oudhna, de la réalisation du champ gazier off-shore Hasdrubal au profit de British Gaz et de l’acquisition du champ gazier baptisé Chergui à Kerkennah. PETROFAC détient 45% de la station Chergui qui offre une capacité de production de 800.000 m3/jour, la partie restante étant détenue par l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP).
Ainsi la crise mondiale n’a pas fait fuir PETROFAC pour investir en Tunisie dans un secteur qui a connu des perturbations qui ont eu des retombées plus ou moins négatives sur un certain nombre de pays producteur du pétrole et du gaz.