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Tunis - Mardi 02 mars 2010
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Le Chef de l'Etat confère avec le Premier ministre:
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Editorial
Gare à la douche froide!

Le président français a annoncé, il y a quelques jours, qu’il prendrait prochainement des initiatives avec le président de l’Autorité palestinienne pour débloquer le processus de paix au Proche-Orient. Comme il n’a pas donné de précisions à ce sujet, l’attente d’une agréable surprise a caressé l’imagination de tous ceux qui sont épris de paix et de justice. Réaction d’autant plus légitime que Nicolas Sarkozy est considéré comme un des rares chefs d’Etat occidentaux à avoir pris fait et cause pour l’établissement d’un Etat palestinien viable et indépendant, cohabitant avec Israël dans la paix et la coopération. Il l’avait d’ailleurs déclaré sur un ton ferme à l’issue d’une visite mémorable dans la région où il avait également évoqué le problème du Golan, véritable pomme de discorde entre la Syrie et Israël. Il avait fait montre alors d’une courageuse lucidité dans sa vision du conflit israélo-palestinien et israélo-arabe, s’inscrivant dans la grande tradition de la politique arabe de la France telle qu’elle avait été initiée par De Gaulle et poursuivie par Jacques Chirac.

Ce souci d’avancer sur le chemin de la paix, acceptons-en l’augure et accordons à la France le préjugé favorable. Mais il reste quand même un soupçon. Et si cela n’était que des paroles en l’air, justes bonnes pour la consommation à l’adresse du citoyen arabe? C’est que, un autre apôtre de la paix avait douché l’opinion publique de la région de la façon la plus traumatisante. Il s’agit de Barack Obama qui a fait entrevoir dans un discours prononcé au Caire, en juin dernier, les meilleures intentions à l’égard de la cause palestinienne. Des signaux très forts ont été perçus par le monde arabo-islamique. On y décelait une vision civilisationnelle à laquelle l’Amérique ne nous avait guère habitués, et surtout la prise de conscience de la centralité du conflit israélo-palestinien dans le destin du monde. La suite des événements devait montrer que ce n’était que du vent. Un sirocco très desséchant!

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jumelage

Normes et conformité des produits tunisiens

Au mois de juin 2007, le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME et le ministère français de l’Economie, des Finances et de l’Emploi ont paraphé un projet de jumelage. Un projet qui est arrivé à son terme en juin 2009.

 

Une étape primordiale pour la Tunisie

Ce projet de jumelage vise le renforcement des capacités des institutions techniques et de l’administration tunisienne pour la préparation d’accords avec l’Union Européenne dans le domaine de l’évaluation de la conformité couvrant les secteurs des industries électriques, mécaniques et des matériaux de constructions.

 
Mais où en sont les résultats?

Il faut reconnaître l’importance de la conformité aux normes et la nécessité de développer des mécanismes d’évaluation de la conformité, considérées comme deux créneaux fondamentaux pour améliorer la compétitivité de l’entreprise, promouvoir la qualité de ses produits et de ses systèmes de management, protéger l’environnement dans son milieu de travail et renforcer la confiance des consommateurs.

Dans cette perspective, la mise en place des normes et des programmes d’assistance technique spécifiques à chaque pays, tout en échangeant des expertises avec les pays développés est de nature à renforcer les capacités commerciales dans le domaine du respect des normes et de l’évaluation de la conformité. Car il faut reconnaître que parmi les raisons qui empêchent les pays d’Afrique de profiter des opportunités offertes par les marchés internationaux figure notamment les moyens en matières des normes et de conformité. Faut-il le rappeler que la contribution des pays africains dans les échanges mondiaux demeure faible et se situe actuellement à environ 2%.

 
La signature d’accords (ARM) au point de mire

Par ailleurs et en vue d’aboutir à la signature d’accords de reconnaissance mutuelle (ARM) entre les organismes d’évaluation de conformité tunisiens et leurs homologues internationaux, et de faciliter la libre circulation des marchandises, il est nécessaire que tous les organismes d’évaluation de la conformité concernés disposent des mêmes compétences et travaillent de manière similaire et appropriée.

A cet effet, la négociation des accords de reconnaissance mutuelle nécessite donc la transposition préalable de l’acquis européen dans le domaine de la règlementation technique, de la normalisation et des procédures d’évaluation de la conformité, ce travail portera sur les secteurs prioritaires.

En effet, l’accord couvre en particulier quatre principaux domaines à savoir:

▪ L’harmonisation du cadre législatif et règlementaire notamment en matière de normalisation, d’accréditation, de métrologie et de surveillance du marché.

▪ Le développement d’une infrastructure qualité adéquate à travers la mobilisation des laboratoires publics et privés.

▪ Le renforcement des capacités des services administratifs impliqués dans la préparation et la mise en œuvre des accords de reconnaissance mutuelle (ACAA).

▪ L’accord comprend le volet de la sensibilisation des opérateurs économiques concernés par l’ACAA.

 

Une condition sine qua non pour l’accès aux marchés extérieurs

Ainsi selon les experts tunisiens en la matière, la conformité aux différentes exigences techniques et normatives constitue une condition sine qua non pour pouvoir accéder aux marchés extérieurs. Cela requiert en particulier, la mise à niveau et la modernisation de toutes les composantes de l’infrastructure qualité.

De ce fait, les enjeux et les attentes de ce jumelage stratégiques sont très importants et demandent un fort engagement de toutes les structures appliquées. La signature des accords de reconnaissance mutuelle (ACAA) constituera ainsi un facteur essentiel pour passer du libre-échange à l’accès au marché intérieur de l’UE conformément aux principes de la politique de voisinage.

 

Un programme pour la création de nouveaux laboratoires

A cet effet, il s’avère que le nombre des entreprises certifiées ISO est passé de 6 en 1995 à près de 1.150 à la fin du mois de mai 2009. Le patrimoine normatif s’élève actuellement à 10.700 normes contre 5.400 en 2001.

Durant le projet de jumelage, l’effort a été porté sur la modernisation de toutes les composantes de l’infrastructure qualité (normalisation, accréditation, métrologie, analyses et essais…). L’objectif final étant l’intégration de chacune de ces composantes dans son contexte international et la reconnaissance de leur activité au niveau international et européen.

Dans ce cadre, de nouvelles institutions ont été créées en l’occurrence, l’Agence National de la Métrologie, la mise en place d’un site web et d’un guide de marquage CE en Tunisie.

En outre, un programme d’extension et de modernisation des laboratoires a été établi avec la création de 20 nouveaux laboratoires et d’une cité technologique à «El Agba» regroupant 34 laboratoires spécialisés dans l’analyse chimique et la microbiologie. Ce programme permettra l’augmentation des laboratoires sous-tutelle du ministère de l’Industrie de 60 à 80 à l’horizon 2009 permettant ainsi d’effectuer 2.800 analyses d’essais contre 2.200 actuellement. Signalons qu’en Tunisie existe seulement une trentaine de laboratoires accrédités dont les résultats sont reconnus à l’échelle internationale et européenne.

Ainsi la mise en place d’un système de qualité au sein de toute entreprise permettra l’augmentation de son rendement et garantir la satisfaction des demandes des consommateurs tout en se positionnant sur les marchés extérieurs. La qualité étant devenue une nécessité pour l’entreprise tunisienne pour améliorer sa compétitivité face à la concurrence.

Ecrit par:J. Lamouchi.

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